Customer Experience Management, Social CRM & Entreprise 2.0 : Vision commune ?
Le post qui nous amène ici aujourd’hui est assez simple, il résulte de l’observation des échanges sur Twitter, sur différents blogs, groupes et salons. Le constat est simple : le Social Business, l’entreprise collaborative, le Social CRM et autres concepts proches font parties d’un ensemble plus vaste et desservent au fond le même objectif : fidéliser le client (interne et externe) et créer le contexte favorable à une expérience inoubliable.
Un constat : avec le CEM la relation se construit dans l’émotion et le renforcement du lien entre le client et l’entreprise
Je ne vais pas revenir sur des concepts qui ont été largement débattus en Europe, aux USA et à travers le monde. Nous allons explorer dans ce post quels sont les liens étroits entre le Social Business – j'y englobe le Social CRM et la logique Entreprise 2.0 – et le Customer Experience Management.
Avant tout et pour rappel, le CRM est la stratégie et les outils visant à suivre la relation avec vos clients, à travers toute la durée de vie cette relation, dès lors qu’un contact rentre dans votre cible ; en y ajoutant les réseaux sociaux à cette approche et en laissant les clients s'approprier les valeurs et le discours de la marque – appréciée ou non – a émergé le Social CRM, ou ce que d'autres nomment le CRM 2.0. Si vous avez d'autres définitions, les commentaires sont ouverts. Ainsi, nous avions le transactionnel, auquel s’est ajouté le conversationnel.
Venons au Customer Experience Management (CEM). Celui-ci s'attaque à ce qui créé la relation et qui va la maintenir, l’entretenir, la sublimer : la charge émotionnelle qui va amener le client à rester fidèle, pour le dégager du facteur prix comme unique critère de choix. Quoi qu'on en pense : le prix n'est pas un facteur de fidélisation et il fini par s'estomper comme critère principal! Conserver des clients par des prix bas ne fait que réduire votre marge et donc votre rentabilité. Il y a suffisamment d'exemples et stratégies qui existent aujourd'hui pour éviter la compétition sur le prix qui de toute façon vous mènera à la ruine si vous n'avez pas une capacité à négocier des volumes considérables et durablement.
Le Customer Experience Management, donc, envisage la relation dans sa globalité, sur les manières de la maintenir et de la rendre profitable. Le CEM vise donc à être au rendez-vous des attentes du client à chacune des opportunités de contact, depuis la première pub, à la fin de son cycle de vie. De respecter les promesses de la marque, service, produit… Cependant, la rencontre et son déroulement idéal ne peut se faire que par le passage via un renversement des pratiques traditionnelles du marketing.
L’écoute des sources de parole : cause commune du CEM et du Social Business
Le CEM ne peut se réaliser qu'à travers la mise en place de programmes dénommés "Voice of Customer" – VoC – et "Voice of Employee" – VoC. Une stratégie, des outils et des points d'écoute pour remonter en temps réel des impressions, du verbatim ou des sentiments venant du terrain. Vous l'avez bien compris, et les différents éditeurs et cabinets spécialisés dans le CEM aussi, que l'intégration des avis, commentaires, recommandations, des détracteurs et promoteurs – internes et externes – sont parmi les clés de l'agilité de l'entreprise de la décennie à venir. Concrètement, il s’agit de suivre l’ensemble des opinions, avis etc venant de vos clients depuis tous les points de contacts qui ont été identifiés et où vous avez décidé d’écouter la voix du client. Il s’agit de comprendre le parcours que le client va effectuer avec vous, puis remonter des données qui permettent d’analyser et comprendre ses attitudes, comportements et choix ou non choix. Le VoC est un incontournable du CEM.
C'est ici que le Social Business et le CEM font causes communes.
Le Voice of [xxx] se présente comme un programme dont l'objectif est d'être au plus proche des attentes et motivations des clients, et de démontrer que l'entreprise écoute et applique ce que ses clients remontent. Vous avez compris que le client est tout autant collaborateur, qu'acheteur des services de l'entreprise. Je cite souvent à mes clients plusieurs initiatives, une des plus réussies reste celle de DELL avec deux programmes phares – Idea Storm et l'Employee Storm – véritables catalyseurs d'idées reportant une partie de la responsabilité d'innovation aux membres de la communauté. On peut aussi citer des initiatives VoC en cours chez France Telecom dont nous attendrons un retour je l'espère bientôt.
Là où le CEM prend de la hauteur par rapport au Social Business
Le CEM est un cadre organisationnel et managérial qui propose un ensemble d'outils exposé ici. Le Social Business repose principalement sur les outils et pratiques issues du Social Media – RSE, Réseaux sociaux, plateforme collaboratives, etc – Le Social Business ne peut se réaliser sans une couche technologique et complexe, là où la logique CEM s'appuit sur toutes les opportunités d'engager le client – avec ou sans dimension technologique.
Le CEM englobe donc le Social Business, en ce sens, que ce dernier est agent du système de collecte d'informations et fournisseur de méthodologies pour initiant plus de collaboration.
Enfin le CEM se distingue du Social Business de par un objectif clair qu'il poursuit et qui fait son fondement : développer et renforcer la satisfaction client comme moteur de la fidélisation. Il suffit de regarder un Zappos, et en France son "inspiré" Sarenza, pour comprendre les leviers simples de cette approche : Eviter les moments de déception en mettant en place les actions préventives et respecter la promesse de la marque dans les moments clés.




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